Samedi matin, soixante bateaux ont quitté le golfe. Direction Hyères, puis Nice, puis retour. La Paprec 600 Saint-Tropez, c'est cinq jours de course, six cents milles nautiques, et des équipages qui vont dormir peu.
Le départ s'est fait au vent. Le mistral soufflait fort, de quoi secouer les cartes dès les premières heures. Les multicoques ont filé vers le large, les monocoques ont serré les dents. Sur le quai, quelques curieux, pas de foule: la course se vit surtout en mer, pas à terre.
La Paprec 600, c'est une classique du calendrier local. Lancée il y a quelques années, elle attire des skippers confirmés et des équipages amateurs qui veulent se frotter au grand large. Pas de bling, pas de paillettes. Juste du vent, de la tactique, et des arrivées qui se jouent à quelques encablures.
L'arrivée est prévue mercredi ou jeudi, selon les allures. D'ici là, on suit les pointages, on regarde les cartes, on guette les virements de bord. Le village reste tranquille, mais sur l'eau, ça cavale.
