Il est là, rue Saint-Esprit, au cœur du vieux village. Un grand miroir posé sur une façade, à première vue anodin. Sauf que tout le monde s'arrête.
Le phénomène est réel: ce miroir est devenu, en quelques saisons, l'un des points de ralliement les plus photographiés du village, bien loin devant certains monuments qui existent depuis des siècles. Les réseaux sociaux ont fait le travail. Des milliers de vidéos, des files informelles à certaines heures de la journée, des touristes qui cherchent l'adresse comme on cherche un trésor. C'est la Tropez de 2025, peuchère.
Ce qu'on y voit exactement dépend de la lumière, de l'heure, de l'angle. Le matin, la ruelle est calme et la réflexion plus propre. En plein juillet, attendez-vous à partager le cadre. La note Google est modeste (2,6/5), ce qui dit moins sur le lieu lui-même que sur l'écart entre l'attente gonflée par les algorithmes et la réalité d'un miroir, fût-il bien placé. Mais c'est précisément ça qui est amusant: que tout un village s'agite autour d'un reflet.
L'accès est gratuit, la rue reste une rue, et Saint-Tropez continue de faire Saint-Tropez, les yachts d'un côté, un miroir viral de l'autre.