Le rêve azuréen vire parfois au grotesque. Eddy Mitchell possède une bastide sur les hauteurs de Saint-Tropez, vue sur le golfe, salle de projection privée, le grand jeu. Sauf que depuis quelques années, des sangliers ont transformé le terrain de la villa en véritable champ de bataille.
Le chanteur a fait l'acquisition de cette grande villa sans en avoir les moyens au départ. Le vendeur lui a proposé un crédit gratuit sur dix ans, rapportait-il au Journal du Dimanche. Un arrangement inhabituel qui dit deux choses: l'envie du vendeur de conclure, et la confiance accordée au rockeur français.
Mais l'idylle n'a pas duré. « Mon problème aujourd'hui, ce sont les sangliers. Ils m'ont retourné le terrain », explique le chanteur, visiblement agacé. Et pas de solution en vue. Les écologistes locaux semblent peu enclins à intervenir, et même les chasseurs paraissent réticents face à cette invasion grandissante.
Eddy Mitchell explique passer presque la moitié de l'année dans cette bastide, ce n'est donc pas une simple résidence d'été deux semaines en août. Le lieu compte. Ou comptait. La pièce maîtresse de la villa: une grande salle de projection privée, évidemment. On ne se refait pas.
Heureusement pour lui, le chanteur dispose d'un autre refuge à Paris, dans le 16e arrondissement, Porte Dauphine. Mais là non plus, l'amour n'est plus au rendez-vous. « Je ne suis plus du tout un amoureux de Paris. Je suis vraiment parisien et Paris ne correspond plus à ce que j'aime, je ne reconnais plus Paris », confiait-il au Parisien.
Entre un terrain saccagé par la faune locale et une capitale qu'il ne reconnaît plus, le rockeur compose avec ce qui reste: des souvenirs, une salle de cinéma, et des sangliers qui ne demandent pas la permission avant de labourer. La vie de palace, version nature.
