Août. Plus de 80 000 visiteurs par jour sur la presqu'île. Les ruelles de la Ponche débordent, les terrasses du port se négocient au prix du mètre carré parisien, et quelque part entre deux méga-yachts, un pêcheur tente de vendre ses poissons place aux Herbes. Ce contraste-là, Les Echos ont décidé de le mettre en mots.
Le journal économique consacre un long format à ce que Saint-Tropez traverse en ce moment: une tension de fond entre l'âme de village provençal que le village a toujours revendiquée et la pression d'un luxe qui grignote, saison après saison, ce qui restait de quotidien ordinaire. La question n'est pas nouvelle. Mais elle devient plus pressante.
Sylvie Siri, la maire, l'a dit clairement depuis plusieurs années: pas question d'accepter la notion de surtourisme, pas question de laisser le village se vider de ses habitants. Garder les Tropéziens sur la presqu'île. Le principe est beau. La réalité, plus rugueuse: les prix de l'immobilier ont depuis longtemps chassé ceux qui auraient pu rester.
Bref, c'est la saison. Et la saison, à Saint-Tropez, pose toujours la même question, un peu plus fort chaque été: à qui appartient ce village, au fond?