Rue de la Ponche, dans une de ces ruelles que même certains Tropéziens ont du mal à retrouver de nuit. Le Pigeonnier est là depuis 1976, ce qui, dans un village où les adresses naissent et meurent au rythme des saisons, mérite qu'on s'y arrête. Pas de velvet rope, pas de liste. Juste une porte, un long bar, et cette lumière tamisée qui dit d'emblée que le volume sonore restera raisonnable.
C'est un piano-bar, dans le sens littéral du terme: un pianiste, du jazz, de la chanson française, et des gens qui peuvent encore s'entendre parler. Le lieu tient jusqu'à 2h du matin, fermé le lundi hors saison. La carte des cocktails est l'autre bonne raison de venir: le dry martini, demandé à l'ancienne, secoué devant toi, est une des meilleures versions de la presqu'île.
On vient ici pour un tête-à-tête qui n'a pas besoin de crier pour exister, pour commencer une soirée au calme ou pour la finir dignement, loin des basses qui font vibrer les murs d'en face. La gamme de prix reste dans le raisonnable pour Saint-Tropez, côté €€. Une adresse pour ceux qui savent déjà ce qu'ils cherchent.