Alors voilà : Emily in Paris a débarqué à Saint-Tropez. Saison 5, quelques plans de la place des Lices, un café en terrasse, beaucoup de filtres roses et un brin de malaise chez les Tropéziens qui ont vu débarquer les camions de production un matin de mai.
Le pitch ? Emily quitte Rome (saison 4) pour la Côte d'Azur. On la voit siroter un verre sur fond de platanes. On devine la Ponche. On reconnaît le port. Problème : le village n'a jamais demandé à jouer les décors de carte postale pour une série qui confond l'élégance française avec un catalogue Sephora.
Les commerçants, eux, ont surtout retenu les embouteillages et les périmètres bouclés. Pas un mot de la production locale dans les crédits. Juste des plans larges qui auraient pu être tournés n'importe où entre Cannes et Menton.
La saison 6 ? Elle se tournera ailleurs. Londres, dit-on. Ou peut-être Milan. Peu importe. Ici, on a déjà tourné la page. Le vrai Saint-Tropez, celui qu'on aime, il ne rentre pas dans un cadre Netflix. Il faut venir hors saison, sans filtre, pour le comprendre.
