Au dernier conseil municipal, l'opposition n'y est pas allée avec le dos de la cuillère. Face à Sylvie Siri, plusieurs élus ont mis sur la table la question qui fâche: celle du logement. Ou plutôt, de son absence.
Le constat, personne ne le conteste. Trouver un toit à l'année ici relève du parcours du combattant, surtout pour ceux qui font tourner le village hors saison (employés municipaux, commerçants, personnel soignant). Les locations longue durée se raréfient, les prix s'envolent, et pendant ce temps, les meublés touristiques fleurissent comme les mimosas en février.
L'opposition reproche à la mairie un manque d'ambition. Pas assez de logements sociaux, des projets qui traînent, des engagements qui peinent à se concrétiser. Côté majorité, on rappelle les contraintes (foncier limité, pressions foncières, budgets tendus) et les initiatives en cours. Mais les chiffres, eux, restent têtus.
Le débat a été vif, parfois tendu. Normal: quand on touche au logement, on touche à ce qui fait qu'un village reste vivant toute l'année, ou qu'il devient une carte postale vide l'hiver. Et ça, même sous le soleil tropézien, ça compte.
