Les pépinières Derbez, c'est cette adresse familière au bord de la route, entre Ramatuelle et Gassin, où les Tropéziens vont chercher leurs oliviers, leurs lauriers-roses, leurs palmiers. Une institution verte de la presqu'île, fondée il y a des décennies. Et depuis quelques mois, l'entreprise traversait une zone de turbulences: le fondateur avait été évincé, une procédure judiciaire lancée, les langues allaient bon train.
Aujourd'hui, rebondissement: il vient d'être réintégré. Les détails de l'affaire restent flous, on parle de mésentente familiale, de gestion contestée, de passions qui s'enflamment sous le soleil. Mais la décision est tombée, nette. Le créateur reprend sa place.
Pour les habitués, ceux qui y vont chaque printemps préparer leur terrasse ou replanter leur jardin après le mistral, ce n'est pas anodin. Les pépinières Derbez, ce n'est pas qu'un commerce: c'est un morceau de mémoire locale, un savoir-faire transmis, une certaine manière de jardiner sous le climat capricieux du golfe.
Reste à voir comment cette réintégration va s'organiser dans les faits. Mais pour l'instant, les serres tournent, les oliviers poussent, et le fondateur est de retour aux commandes.
