Jean-Roch a décidé de fermer le VIP Room. Vingt-quatre ans que la boîte fait danser le port, vingt-quatre ans que les DJ internationaux y défilent contre des cachets à six chiffres. C'est fini.
« Je ne veux pas être otage d'un DJ », a-t-il lâché. La phrase dit tout. Le système s'est emballé: pour remplir, il fallait David Guetta ou un nom qui pèse pareil. Sauf que les cachets ont explosé, et la marge s'est évaporée. Le modèle ne tient plus.
Jean-Roch ne quitte pas le village pour autant. Il prépare un nouveau projet pour l'été prochain, sur le même emplacement. Moins de strass, plus de musique live, une formule moins dépendante des stars du plateau. Le détail n'est pas encore public, mais l'idée est là: réinventer la nuit tropézienne sans se ruiner en ego surdimensionnés.
Le VIP Room, c'était une époque. Celle où Saint-Tropez a basculé dans le tout-bling, où les bouteilles de champagne se vendaient plus cher que des œuvres d'art. Maintenant, même les pontes de la night life cherchent autre chose. Le village aussi, peut-être.
