Régine Sumeire, la grande dame du rosé à Gassin, sort de ses vignes avec un petit sourire ce matin. « On a eu les bonnes pluies en mars, puis trois semaines de soleil. Les ceps démarrent super bien. » Elle parle déjà de 2026 comme d'une année à surveiller de près — peut-être un millésime comme ils n'en ont pas eu depuis 2019.
Au château de Barbeyrolles, tout se fait encore à la main. Régine est l'une des premières à avoir popularisé le rosé « pâle comme une larme » dans les années 80 — à l'époque où tout le monde produisait encore du rosé rouge-gorge de canne. Son « Pétale de Rose » est devenu culte, on le trouve sur les tables de la plupart des étoilés de la côte.
Pour nous autres, ça veut dire quoi ? Des vendanges probablement à fin août, deux semaines plus tôt que la moyenne. Et si tout se passe bien, une cuvée 2026 disponible dès le printemps 2027. Marque ta date dans le calendrier : les dégustations de primeurs à Barbeyrolles tombent généralement fin avril. Régine accueille avec son pastis maison et elle raconte ses vignes mieux qu'un romancier. Vas-y.
